La résistance s'organise contre l'obsolescence programmée


Ces objets du quotidien qui ne fonctionnent que quelques années en agacent plus d'un. De plus en plus de consommateurs se rebiffent contre leur durée de vie artificiellement limitée. Des industriels et des ingénieurs s'engagent aussi, relate M, le magazine du Monde.

"Le consommateur n’est-il que cet être soumis à la durée de vie limitée des objets, orchestrée par les fabricants ? Ou au diktat de la mode et du marketing qui le fait jeter au lieu de réparer ? Ce n’est encore qu’un frémissement, un combat mené par quelques précurseurs, mais la riposte s’organise contre l’obsolescence programmée, cette pratique qui consiste à raccourcir artificiellement la durée de vie des biens de consommation pour en accélérer le renouvellement", écrit Catherine Rollot.

La bataille a lieu sur plusieurs plans. Juridique d'abord : les bénévoles de l’association HOP (pour « Halte à l’obsolescence programmée ») ont porté plainte, fin 2017, contre Apple, soupçonné de ­bri­der le fonctionnement de ses anciens modèles d’iPhone, et contre le fabricant japonais d’imprimantes Epson, accusé d’avoir incité l’utilisateur à remplacer des cartouches alors qu’elles contenaient encore de l’encre. "Une première depuis la création en mars 2015 d’un « délit d’ob­solescence » passible de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende, voire, dans certains cas, jusqu’à 5 % du chiffre d’affaires moyen ­annuel de l’entreprise jugée coupable."

Cette mobilisation des consommateurs s'est étendue à plusieurs pays.

En France, depuis 2014, une loi impose aux distributeurs d’afficher de manière lisible l’information sur la disponibilité des pièces détachées. Mais, selon un enquête, une majorité de magasins n'affichait pas ces données.

Pour changer la donne, "les défenseurs de l’environnement et des consommateurs militent pour l’affichage obligatoire de la durée de vie des appareils neufs, ou encore la création d’un crédit d’impôt pour aider le consommateur à financer le dépannage de son électroménager ou de son téléphone. Des propositions qu’ils espèrent voir retenues dans la feuille de route pour l’économie circulaire et solidaire, attendues pour la fin mars", poursuit le magazine M.

Des industriels comme Seb, Boulanger, Fairphone s'engagent contre l'obsolescence programmée. De même que des Français, de plus en plus nombreux à réparer eux-mêmes leurs objets.

>> Pour en savoir plus sur l'obsolescence programmée, lisez le numéro 16 de Kezako Mundi !

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