Prof, un métier qui ne fait plus rêver


Chaque année, les candidats aux concours de recrutement manquent. Et des postes d'enseignant restent un temps en souffrance.

Francette Popineau, secrétaire générale du SNUIpp (syndicat majoritaire du 1er degré) juge que ce manque d’attractivité du métier a plusieurs causes.

Bas salaires

D’abord, précise-t-elle au journal Le Monde, le salaire d’un enseignant français est comparable à celui de ses confrères colombiens, loin derrière ceux des pays développés. « Quand on a un master, on a la possibilité de trouver un travail mieux rémunéré avec une progressivité plus intéressante », commente la syndicaliste. Le pouvoir d’achat des enseignants du second degré ne cesse de baisser : au début des années 1980, ils gagnaient deux fois le montant du salaire minimum. "Ce n’est plus que 1,2 fois désormais", calcule Le Monde.

"Ensuite, la qualité de la formation est peu attrayante. Après la réussite du concours de professeur des écoles, et du Capes, l’année en alternance entre la classe et l’Ecole supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE) est « difficile » pour les jeunes enseignants, selon Francette Popineau."

Carrières à l'ancienne

Enfin, l’éducation nationale propose des carrières à l’ancienne, où l’on passe plus de quatre décennies à exercer la même activité. « La nouvelle génération a envie de plus de mobilité, on ne peut plus épouser le métier d’enseignant comme il y a 50 ans », commente Francette Popineau."

Il s'agirait donc de répondre à un double défi : restaurer l’attractivité de la filière (pour y attirer de bons étudiants) et maintenir un niveau de recrutement élevé.

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