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Banale flambée dans ma cité


Mabataï se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment. Cet instant décide des mois qui suivront et seront décisifs. Il est en permanence tiraillé entre sa posture de départ largement véhiculée dans son quartier : les violences policières, le rejet des flics... ; et une autre vision, qui gagne peu à peu du terrain au gré des rencontres, moins manichéenne, celle de la dureté de la rue à laquelle se heurtent les policiers. Impossible de nier ces deux aspects d'une même réalité : l'existence avérée de violences policières pas toujours justifiée ; de l'autre la violence à laquelle ils font face quotidiennement.


Qu'en dit Kezako ?


Si l'opposition dealers/policiers est bien marquée. C'est aussi la facilité de « recrutement » dans les quartiers qui apparaît en filigrane et l'engrenage qu'il peut représenter pour des jeunes (voire très jeunes) déjà stigmatisés. Le combat politique du personnage de Katia permet aussi à l'auteur d'exprimer un autre point de vue, plus militant, plus mesuré, qui prend en compte les deux facettes d'une même réalité. La musique sert aussi de toile de fond et de moyen de libération de la parole, d'expression d'un quotidien complexe et gangrené par la violence.


Pour en savoir + :

Banale flambée dans ma cité, Mabrouck Rachedi, Actes Sud Jeunesse, dès 14 ans, 15,80 €, 224 pages

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