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Rencontre avec... Taï-Marc Le Thanh


Connaissez-vous le syndrome de la Tourette ? C'est le mal dont souffre le héros du roman de Taï-Marc Le Thanh, Parfois j'aimerais que ma vie ressemble à une comédie musicale, en lice pour le Prix Kezako de la littérature jeunesse 2023.


Pourquoi avoir souhaité parler du syndrome de la Tourette ?


C’est une maladie qui m’intriguait. Je me souviens d’une interview d’un acteur qui était bourré de tics mais qui, lorsqu’il était sur scène, n’avait plus rien. Et j’avais envie d’évoquer l’expression artistique comme remède aux problèmes du quotidien. Le choix de ce syndrome s’est fait d’une façon parfaitement naturelle. Après, il s’est posé la question de la légitimité, de se sentir le droit de parler d’une maladie sans sombrer dans le pathos et surtout de ne pas raconter n’importe quoi. J’ai eu la chance d’être épaulé par un neurologue spécialisé dans ce trouble et qui a cautionné tout mon propos.


Comment avez-vous eu l’idée de lier le parcours de ce jeune garçon avec celui d’une ancienne actrice hollywoodienne ?


Les racines sont un thème récurrent dans mes ouvrages. L’héritage de nos parents est une chose difficile à concevoir pour les jeunes, qui pour la plupart essayent d’aller de l’avant sans se retourner. Le personnage de Claudia renvoie à une époque ancienne où les émotions et les problèmes ne sont pas forcément différents que ceux de notre époque. Ce lien entre les deux parcours est un peu celui entre les jeunes générations et les anciennes. Qui, selon moi, ne sont pas si différentes que ça. L’histoire se répète, comme on peut le dire.


Pourquoi avoir choisi d’entrecouper le texte des écrits romanesques du père du héros ?


On est ici également dans l’héritage et dans la passation d’une passion d’une génération à une autre. D’autre part, j’avais envie d’un récit à tiroirs en proposant au lecteur plusieurs niveaux de lecture. Il pourra ainsi découvrir la même action mais sous des points de vue différents. Ce principe est également important pour le dénouement du livre. Ce parti pris trouve vraiment son sens lors des dernières pages. Et puis, pour être honnête, j’ai toujours rêvé de ré-écrire l’Odyssée d’Homère à ma sauce. C’est un récit que j’adorais quand j’étais enfant. Le côté épique tranche radicalement avec le contexte du roman. Mais comme le répète souvent le héros, les émotions sont identiques.



Parfois j’aimerais que ma vie ressemble à une comédie musicale, Taï-Marc Le Thanh, éditions Actes Sud Jeunesse, 17 €, dès 14 ans, 384 pages

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