Les filles et les sciences !


Le 11 février dernier a eu lieu, à Nairobi, la Journée internationale des femmes et des filles de science, organisée par l’Organisation des Nations unies (ONU), avec pour thème : « Égalité des sexes et parité dans la science pour la paix et le développement ». Cette journée est l’occasion de faire le point sur les inégalités qui subsistent dans l’accès des femmes aux professions scientifiques. En effet, en 2017, selon l’ONU, moins de 30 % des chercheurs dans le monde étaient des femmes.

Le constat est que les femmes sont toujours minoritaires dans les domaines scientifiques, notamment dans les postes de recherche et parmi les décideurs. Les stéréotypes selon lesquels les filles seraient moins douées que les garçons pour les sciences sont persistants et nuisent à l’accession des filles aux postes dans le domaine scientifique (notamment dans les domaines de l’ingénierie, des mathématiques et des sciences innovantes). En raison de ces croyances tenaces (mais fausses puisqu’en terme de réussite, les filles intégrant les filières scientifiques obtiennent des résultats équivalents à ceux des garçons), elles s’orientent moins que les garçons vers des carrières scientifiques.


Comment changer les choses ?

En donnant plus de visibilité aux femmes scientifiques (modèles potentiels pour toutes les filles qui souhaiteraient s’orienter vers une carrière scientifique), en luttant dans les établissements scolaires contre les stéréotypes sexistes (en s’appuyant notamment sur des associations qui proposent des outils et des actions dans ce domaine), en faisant mieux connaître aux élèves les métiers scientifiques et en leur donnant davantage le goût pour ces matières, en soutenant les porteuses de projets scientifiques...

Quelques associations de promotion des sciences au féminin, en France

Le ministère de l’Education nationale travaille tout au long de l’année avec plusieurs associations qui interviennent dans les établissements scolaires : Femmes ingénieurs, Femmes et mathématiques et Femmes et sciences.

Des actions sont également menées chaque année, notamment le concours Science Factor, qui permet à des jeunes, de la sixième à la terminale, de porter un projet scientifique ou technique innovant qui présente un impact positif pour l’environnement, l’économie ou le domaine social ; chaque projet étant piloté par une fille.

Les Journées « Filles et maths : une équation lumineuse ! », qui ont pour but d’encourager les filles à s’orienter vers des études scientifiques (en fin collège, lycée et classe prépa).

Ou encore des stages mixtes en maths (projet MathC2+), pendant les petites vacances scolaires, en partenariat avec Sciences mathématiques de Paris et l’association Animath.

Qu’en est-il en France ?

Selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, sur 266 700 chercheurs, 26 % seulement sont des femmes. Si, en 2014, la parité était atteinte à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), à l’Institut Pasteur et à l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) ; les femmes représentaient en revanche moins de 20 % des chercheurs de l’Onera (Centre français de recherche aérospatiale) et de l’Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique).

Pour en savoir plus :

(Re)lisez l’article de Kezako mundi 1 relatif aux filles et aux maths

http://www.femmes-et-maths.fr

http://www.femmesetsciences.fr

http://www.femmes-ingenieurs.org

https://www.facebook.com/FillesEtMaths/

https://sciencefactor.fr/#1

http://www.animath.fr/spip.php?rubrique263

© NRV, Kezako mundi 1, Enrick B. Editions 2015

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