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Nos violences, de Marie Colot


Lou et Yannis n’ont qu’une chose en commun : leur colère. Celle-ci ressort dans leurs combats, leurs revendications, leurs gestes. En manifestation, voyant que rien ne bouge, que leur voix n’est pas entendue, ils se radicalisent. De simples manifestants, ils prennent l’option de la violence. Cette violence, ils ne la souhaitent pas. Mais ils la vivent à chaque manif. Et cette violence n’est pas seulement la leur. Elle vient en réaction à celle des forces de l’ordre qui menottent, tirent, gazent et matraquent sans sommation ou si peu.


Qu’en dit Kezako ?


L’auteure en quelques mots dans ce texte court nous dit la rage de son héroïne, exaspérée par l’immobilisme des adultes qui l’entourent, son père en tête, et qui ne comprennent pas du tout sa colère ni son implication, les risques qu’elle prend lors des manifestations, même si elle ne leur avoue pas le quart des risques pris. Elle montre aussi l'affrontement entre les deux camps, entre les personnages lors des manifestations alors que dans la vie courante, qui sait, ils pourraient se côtoyer, même s’apprécier. L’auteure nous dit enfin à la fois le rejet de la violence et le désarroi de l’héroïne qui ne sait plus comment exprimer son ras-le-bol d’une société inégalitaire, lente à évoluer et qui en vient malgré elle à la violence. Privée de voix, elle jette des pavés, même si elle a conscience que face à elle se dressent des figures ambivalentes, à la fois symboles de l’autorité et de l’abus de pouvoir et personnes ayant un entourage (famille, ami-e-s…).


Pour en savoir + :

Nos violences, Marie Colot, dès 14 ans, 11,50 €, 80 pages



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